Petits arrangements avec les accidents du travail
Sur France Info
Un rapport d’experts remis cet été à la direction de la sécurité sociale
révèle que la tendance à dissimuler les accidents du travail ou les
maladies professionnelles prend de l’ampleur dans les entreprises. Que ce
soit pour des raisons financières ou pour des questions d’images, elles
préfèrent s’arranger avec les victimes.
Le reportage complet et en direct de Delphine Gotchaux. (4′45′)
Selon les régions, 35 à 50% des accidents du travail ne sont pas déclarés.
Le rapport Diricq, du nom du président de la commission d’évaluation sur
le coût des accidents du travail, constate à travers des témoignages que
de plus en plus d’entreprises préfèrent cacher les accidents du travail à
la sécurité sociale. Le taux de cotisations sociales augmente en effet
avec le nombre d’accidents du travail : plus il y en a, plus l’entreprise
paie. En janvier dernier, la condamnation d’EDF et de GDF pour
non-signalement d’un accident du travail bénin a révélé ces pratiques au
grand jour. Le mécanisme est simple : l’entreprise prend en charge tout ou
partie des frais de soins. Par exemple, elle paie les consultations,
laissant le salarié régler les médicaments avec sa carte vitale. Par ce
biais, c’est la branche maladie de la sécu qui règle la note restante,
donc l’ensemble des assurés sociaux qui y cotisent, et non pas la branche
accidents du travail/maladies professionnelles, financée par les seules
entreprises.
Pierre Mériaux, inspecteur du travail, et secrétaire national du syndicat
Snutef-Fsu. (2′59′)
Certaines entreprises proposent au salarié un poste de travail différent,
plus “confortable”. Ainsi, un ouvrier accidenté sur un chantier peut-il se
voir attribuer un emploi administratif en échange de son silence. Mais
lorsque le salarié renâcle, la situation risque de se tendre rapidement.
Et aux incitations succèdent les pressions.
Philippe Saunier, responsable des questions de santé au travail pour la
CGT. (3′12′)
Le rapport Diricq ne s’intéresse pas qu’aux accidents du travail. Il
révèle que le phènomène de non déclaration, qui pèse donc sur les finances
de la sécu, touche aussi les maladies professionnelles. Et là, les
salariés eux-même sont responsables de ces anomalies. Certains ignorent
tout simplement qu’ils manipulent des produits dangereux, qui peuvent les
rendre malades. C’est le cas par exemple des cancers des bronches ou des
poumons. D’autres craignent pour leur emploi ou leur niveau de
rémunération.
Plus paradoxal encore, le système de santé lui-même conduit à
l’évaporation d’une partie des déclaration de maladies professionnelles.
Les médecins de ville ont parfois du mal à les identifier, car elles
peuvent se déclarer longtemps après l’exposition à un produit nocif. Quant
aux médecins du travail, ils se trouvent trop isolés dans le système de
soins et n’ont pas toujours accès à toutes les informations concernant la
santé des salariés qu’ils suivent… ou qu’ils ont suivi, lorsqu’ils ont
quitté l’entreprise, et qu’ils tombent malades quelques années après.
Enquête et reportage, Delphine Gotchaux
Page web, Grégoire Lecalot
Article : Les accidents du travail de plus en plus dissimulés






éducation nationale:ou et quand y a-t-il un suivi sur des maladies contractées pendant l’exercice de nos fonctions et notamment pendant un séjour en territoire outre -mer?examens médicaux avant de partir et au retour?Quelles séquelles des années après?
Parlons aussi des accidents du travail des profs d’eps ou les déclarations duement remplies ne font l’objet d’aucun questionnement quant à la reconnaissance de « maladies professionnelles »,et après aggravation on s’entend dire « maladie évoluant pour son propre compte! », et on continue de se trainer sur les terrains jusqu’à quand? Jusqu’à la retraite à taux plein:65 ans avec un déambulateur?
C’est tout simplement catastrophique de se retrouver en permanence en consultation médicale sans pouvoir trouver de solutions efficaces et s’ingurgiter des cachetons à longueur de temps!……
oui le travail tue en attaquant en premier le psychique!
Mimi