TMS : les femmes en première ligne

Les troubles musculo-squelettiques(TMS) : les femmes en première ligne

Les troubles musculo-squelettiques(TMS augmentent de 20 % par an depuis dix ans.

Rappelons que ces pathologies se caractérisent notamment par des fourmillements dans les doigts ou une perte de sensibilité, des articulations raides ou douloureuses, ainsi que des difficultés à faire de grands mouvements. Dans tous les cas, elles affectent les muscles, les tendons et les nerfs des membres ou de la colonne vertébrale.

Les travailleurs concernés sont les travailleurs manuels, des salariés précaires ou des femmes qui restent le plus souvent exposées aux tâches répétitives.

Rappelons que les femmes y sont plus exposées , en effet dans un numéro de Santé et travail, daté de juillet qui donne les résultats d’une enquête sur le santé au travail des femmes il es t indiqué qu’après 50 ans « la proportion des femmes qui déclarent des douleurs est plus élevée que chez les hommes du même âge », elle reste aussi plus touchées par les troubles musculo-squelettiques(TMS)l.

Pourquoi ces différences s’interroge la revue santé et travail : « Les femmes et les hommes ne sont pas employés aux mêmes tâches. Les travaux répétitifs qui requièrent minutie et rapidité aux unes, tandis que les autres se voient plus souvent attribuer les postes pour lesquels la force Physique est nécessaire. » , « la division sexuelle du travail pourrait expliquer des écarts dans les expositions.» l’Institut de veille confirme l’estimation. de plus toujours selon la revue santé et travail « , lorsque les femmes occupent des postes similaires à ceux des hommes, le travail n’est pas adapté en fonction de leurs différences Physiques. « C’est le cas des factrices. Les vélos ou les cyclomoteurs sont trop hauts pour elles ; Elles ont la même charge à transporter que les hommes et le rythme de travail est identique. » Conclusion : les factrices ont« pratiquement deux fois plus d’accident  du travail », indique la revue . « Les femmes font un travail calé sur une norme faite pour les hommes », selon la médecine du travail l. Et toujours selon la revue « ce n’est pas tout ! Une fois rentrées chez elles, le travail domestique incombe » incombe aux femmes en effet elles consacrent 13 heures de plus par semaine aux taches domestiques .

Martine Lozano, militante associative